MEDIRE, UN MANQUE DE CONFIANCE EN SOI

07/08/2015
Auteur: Dominique PIEKARSKI

Dire du mal d’autrui, c’est si facile …

Et oui, avouons-le : que c’est bon de médire, de dire du mal, de critiquer, de porter des propos dilatoires sur ses collègues, ses voisins, ses amis ou même sa famille !

D’abord ça crée du lien social : dire du mal ensemble, c’est avoir un point commun.

Dire du mal de quelqu’un, c’est se mettre en avant et peut-être même rejeter ses propos démons, frustrations ou blocages.

C’est même l’occasion de rigoler : on tourne l’autre en ridicule, on se moque de ses manquements, on se bidonne de ses travers.

Enfin, ça permet de vider son sac, exutoire à petites frustrations de toutes sortes, la malveillance ordinaire est proche du vide-poche de notre agressivité. 

En final, n’est-ce pas : se faire du bien, se lâcher ou tout simplement se rendre utile, voyant

Au fait, une question se pose

-          Derrière cela, est-ce une forme de lâcher prise puisqu’on se dit que les pauvres victimes de nos langues fourchues ne sont pas censées avoir vent de nos propos. 

-          Ou plutôt, une forme de communication pour se mettre en valeur car les médisances créent du lien entre nous et ceux qui nous écoutent.

-          Ou encore, un signe de communication pour se montrer, se mettre en avant ou tout simplement se mettre devant la scène …….

 En fait, encore plus en cette période d’isolement, de stratégie «  Kleenex » humaine, ne peut-on pas dire que dire du mal de l’autre permet de créer :  

  • Des liens d’appartenance, si nous réussissons à les convaincre de penser la même chose que nous, car alors nous sommes pareils, et pas comme l’affreux sur lequel nous avons médit.
  • Des liens de reconnaissance, puisque celui qui médit est celui qui a des informations importantes et les partage pour le bien des autres.

 Médisance et mauvaise foi

En même temps, nous savons très bien ce que notre conscience nous souffle à l’oreille:

Ce n’est pas bien, ce qui explique sans doute pourquoi nous médisons tous en cœur tout en ayant parfois bien du mal à le reconnaître : combien de fois entendons-nous des personnes (y compris nous-mêmes) dire qu’elles détestent la médisance, l’hypocrisie, la lâcheté et qui, quelques minutes plus tard, vous expliquent combien son voisin est un fainéant, que un tel vous doit de l’argent, que X trompe sa femme…….

De la même manière, nous justifions la plupart du temps nos médisances en les enveloppant dans les jolis papiers cadeaux des bonnes intentions, et en particulier celle de préserver notre interlocuteur du danger que représente celui dont nous sommes en train de dire du mal. Fais attention : c’est un voleur, c’est un méchant, c’est quelqu’un de pas fiable …..

Bref, notre propension à nous indigner de la médisance de l’autre n’a d’égale que notre tendance à médire toujours encore et encore. Et la mauvaise foi à ce sujet est à peu près aussi courante que de croiser des baigneurs sur la plage de Malo en Juillet ou au ski à Tignes …...

 Pourquoi aime-t-on médire ?

La nature humaine est complexe. L’être humain parfois a du mal à s’aimer lui-même. Nous partons tous de bons sentiments et mais aussi de sentiments, de frustrations sombres et profondes. Jalousie, rivalités, frustrations, regrets et envie sont notre lot quotidien, même si, la plupart du temps, nous essayons de lutter contre ces côtés sombres de nous-mêmes.

En fait, médire, c'est laisser parler la face obscure qui est en nous. Médire  fait du bien à qui ? Nous ou Celui qui entend ? Ou celui dont on dit du mal ?

En coaching, nous pourrions poser cette question fondamentale :

  • Est-ce que tu dis du mal de l’autre pour lui ou pour toi ? car n’est-ce pas au fond une manière de se regarder comme Docteur Jekyll et M. Hyde

Tout le mal que l’on dit, n’est-ce pas une manière de projeter sur l'autre notre mal être.

Et si l'on voit quelqu'un en position d'humiliation, d'abaissement ou de souffrance, on s'acharne pour pallier notre propre angoisse. La jubilation de voir l'autre en position de faiblesse prend le pas sur la compassion que l'on devrait ressentir. Et encore plus par derrière car il ne peut se défendre, objecter…. Nous avons l’impression d’avoir LE POUVOIR.

 

 

L'enfant, à l'origine va vers la médisance

La médisance commence dans l’enfance, grandit dans l’adolescence et continue largement à l'âge adulte, même si c'est dans l'enfance qu'elle prend racine.

Issue de l’Analyse Transactionnelle, la médisance ne part - elle pas de notre enfant «  soumis » ou «  rebelle ».

L'enfant qui est en nous qui continue à s'exprimer par la suite à besoin de briller au travers des autres, de se mettre en valeur ou de lâcher ses frustrations, ses blocages, son mal être.  Ne dit-on pas qu'il n'y a de monde plus cruel que celui des cours de récréation ?

 

La cruauté qui s'exprime chez les enfants ne traduit pourtant pas un esprit mauvais ou malsain, puisque chaque être humain est sans cesse écartelé entre le bien et le mal. L'enfant cherche encore de quel côté il penchera dans le futur, mais chacun d'entre nous porte par nature et en permanence un diable et un ange sur ses deux épaules.

 Seule, notre position «  Adulte » nous permettra de ne pas sombrer sur le chemin de la médisance, de la jalousie ou de la frustration.

Les critiques, un point commun de ralliement de groupes

 

Dire du mal des autres c'est aussi créer du lien puisque la médisance est un exutoire pour tout le monde. La coalition est un mécanisme bien connu : se souder contre un troisième ou un autre groupe, c'est puissamment créateur de lien social. Rassurant de se dire que l'on fait partie du "bon groupe" et encore plus quand ce groupe sait se mettre en avant vis-à-vis des autres, briller, être comme diraient nos enfants «  populaires » 

La faiblesse est universelle et donc propice au rapprochement et aux critiques faciles.

 

 

Critiquer, c'est appartenir à une communauté.

Chacun de nous héberge des bons et des mauvais aspects ! Il est plus difficile de projeter les bons sentiments que les mauvais. Plus la présence de parties négatives à l'intérieure de soi est forte, plus l'insécurité grandit, plus on se sent mal, exclu, frustré et plus on a besoin de l'expulser et donc de parler sur l’autre.

Celui qui est parfaitement bien dans sa peau n'a pas besoin d'expulser, de médire. Il ne ressent pas le besoin de s'en prendre à l'autre car il pense que chacun est différent, a le droit de vivre avec ses pensées, ses idées, ses croyances et donc dans la différence.

 Mais ça n'existe que très marginalement, puisque personne n'est parfaitement à l'aise avec lui-même, en tous temps ou toutes circonstances. Mais il faut savoir se faire violence, pour ne pas se laisser dépasser. Il faut être en paix avec soi et accepter les différences comme un atout et non un rejet.

Combien de personnes médisent. Pourquoi ? Elles jalousent la maison de l’autre, la voiture de l’autre, le bien –être familial de l’autre, l’argent de l’autre, la chance d’être en bonne santé de l’autre ….. En fait ils expriment leur propre malaise : une maison qu’il n’aime pas, une voiture qu'ils aimeraient changer, l’équilibre familial qu’ils n’ont pas, l’argent qui leur manque, la santé qu’ils aimeraient avoir et bien d’autres éléments de frustration personnelle encrée en eux, au plus profond de leur MOI.  

 Notre médisance a une simple fonction majeure

Quand nous sommes occupés à scruter la paille dans l’œil du voisin, nous sommes allégés du poids de nos propres fardeaux ou démons, c’est aussi simple que cela.

Nous projetons sur l’autre ce que nous n’acceptons pas chez nous-mêmes, ce que nous ne voulons pas voir en nous-mêmes, ou bien cet autre que nous critiquons nous renvoie un manque qui nous gêne, un besoin non comblé, une limite mal fixée.

Elle peut aussi être une façon de compenser la crainte que nous avons de l’autre en l’amoindrissant à nos yeux. Finalement, n’aimerions-nous pas avoir ce qu’il a ? N’envions-nous pas sa situation ? En bref, nos médisances sont le reflet des failles de l’estime, de la confiance, de l’affirmation de soi, ou encore du manque d’acceptation de soi.

 

 Auto coaching: mettre nos médisances au service de l’estime de soi

Dans quelles situations avez-vous tendance à médire?

De qui précisément, dites-vous du mal?
Que dites-vous, exactement?
Qu’est-ce que ça vous dit sur vous-même?


Quel intérêt en avez-vous ?

Pourquoi ? Quand en avez-vous besoin ?


Et si vous avez du mal à identifier ces aspects de vous-mêmes que vous cachez derrière vos médisances, une technique possible est celle du coaching personnel, du développement personnel ou de la maitrise de soi. A utiliser à chaque fois que vous vous surprenez à médire, ou à avoir envie de médire.

Le coaching est un accompagnement personnalisé.

Il est avant tout une démarche volontaire de votre part, de votre équipe face à un besoin, un contexte donné.  

Il se travaille en séances de 1 heure en moyenne avec des RDV à la demande en fonction des avancements personnels ou de l’équipe.

 

Vous devez avoir confiance en votre coach.

C’est ainsi que la réussite sera au rendez-vous pour votre épanouissement, votre bien-être, votre confiance au quotidien dans votre rôle de dirigeant, de manageur, d’entraineur d’équipe.

C’est ainsi que vous retrouverez l’envie, le plaisir dans votre mission et celle de vos équipes.

 

Un essai, une demande, un rendez-vous :

 

       Jean François BART coach certifié à votre écoute

Contactez-moi: 09 77 51 00 64 ou  contact@mpconsultants.fr

Envoyez-moi votre demande d'informations ou de rendez-vous

 

 

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